Autorités et établissements publics
Ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Équipement, ONEE, Agences de Bassins Hydrauliques, etc.
Contrat de gestion participative de nappe
Conformément à la loi n° 36-15 relative à l’eau, le Contrat de gestion participative de nappe constitue un nouveau mode de gouvernance des eaux souterraines. Il repose sur la participation et l’engagement des partenaires régionaux et locaux dans la gestion de ces ressources, selon une démarche fondée sur la concertation et la gestion participative.
Associer les acteurs institutionnels, territoriaux, scientifiques et associatifs à la préservation et à la gestion durable des ressources en eau souterraine.
L’eau souterraine ne se gère pas seule. Dans un bassin comme celui du Souss-Massa, où les nappes phréatiques font vivre des milliers d’agriculteurs, d’industriels et de ménages, leur préservation ne peut reposer sur la seule autorité réglementaire. Elle exige un dialogue, des engagements partagés, et une vision commune de l’avenir. C’est précisément ce que porte l’outil du contrat de nappe.
Qu’est-ce qu’un contrat de nappe ? C’est un accord volontaire et négocié entre l’Agence du Bassin Hydraulique et l’ensemble des acteurs qui utilisent ou influencent une nappe souterraine : irrigants, collectivités, industriels, services de l’État. Il repose sur un diagnostic partagé de l’état de la nappe, des projections chiffrées de son évolution selon différents scénarios, et un plan d’action concerté définissant les engagements de chacun pour en assurer la durabilité. En d’autres termes, c’est à la fois un outil de connaissance, de planification et de gouvernance.
L’ABHSM a été la première agence de bassin au Maroc à s’engager résolument dans cette voie. Dès 2007, elle signait avec ses partenaires une convention cadre, acte fondateur qui a posé les bases d’une gestion participative des nappes à l’échelle régionale.
Dans la continuité de cette dynamique, l’étude d’élaboration du Contrat de nappe de Chtouka a été réalisée en 2015, en parallèle avec la mise en place de la station de dessalement destinée à soulager une nappe sous forte pression. Si le contrat n’a pas encore été formellement signé, la nappe de Chtouka a été déclarée périmètre de sauvegarde par décret, et une campagne de régularisation globale des prélèvements a été menée — preuve que la démarche produit des effets concrets, bien au-delà du seul acte contractuel.
En 2018, l’Agence a lancé l’élaboration du Contrat de gestion participative de la nappe de Souss, prolongeant ainsi l’élan de la convention cadre de 2007 sur la nappe la plus stratégique du bassin. Puis en 2024, c’est la nappe de Tiznit qui a fait l’objet d’une nouvelle étude de contrat de gestion participative, témoignant d’une ambition qui ne faiblit pas.
Pour chacune de ces nappes, les travaux menés par l’ABHSM comprennent un état des lieux hydraulique et qualitatif actualisé, des simulations par modélisation numérique des trajectoires possibles, un plan d’actions négocié avec les partenaires, et un dossier contractuel complet. Ce sont des démarches longues, exigeantes, mais indispensables : elles transforment une ressource invisible et partagée en un bien commun géré avec lucidité et responsabilité.
Pour les nappes déficitaires et/ou connaissant une surexploitation de leurs ressources en eau souterraine, la mise en œuvre du contrat vise à garantir un développement environnemental et socio-économique durable. Il s’agit notamment de :
La mise en œuvre du contrat repose principalement sur la mobilisation des partenaires suivants :
Ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Équipement, ONEE, Agences de Bassins Hydrauliques, etc.
Conseil régional, Conseils provinciaux, Chambres d’agriculture et d’industrie, associations des usagers de l’eau, etc.
Établissements et organismes de recherche scientifique concernés par l’eau, l’environnement et le développement territorial.
Associations de la société civile participant à la sensibilisation, à la concertation et au suivi des engagements.
Les partenaires s’engagent à signer la convention-cadre du contrat et à exécuter le plan d’action qui en découle.
Présidé par le wali, il assure le suivi des orientations générales du contrat de nappe ainsi que l’arbitrage des problèmes majeurs.
Présidé par un représentant désigné par le wali ou le gouverneur, il assure le suivi régulier de l’élaboration du contrat de nappe et de la réalisation du programme d’action.
Le Contrat de gestion participative de nappe est formalisé dans une convention-cadre regroupant l’ensemble des projets constituant son plan d’action. Chaque projet doit faire l’objet d’une convention spécifique établie entre les partenaires concernés et précisant :
L’exécution du contrat est prévue sur une période de dix ans à compter de la date de sa signature, avec une évaluation et une actualisation continues assurées par le Comité de suivi.
Comment evaluez-vous votre experience sur notre portail ?
Cliquez pour noter
Partagez vos suggestions ou remarques (facultatif).
Vos réponses nous aident à améliorer nos services en continu.